Essai
Jean-Baptiste de La Salle ou Rêver l'éducation PDF Imprimer Envoyer

 

 


 

Dans les rues des villes, nombreux sont les enfants errants qui courent après trois fois rien et qui, en grandissant, se perdent peu à peu : les chapardages se font vols, les bagarres tournent au meurtre. À quel âge une fille se prostitue-t-elle ? Dès qu’elle le peut... On est en France au XVIIème siècle, mais cela pourrait se passer de nos jours.

Peut-on proposer une éducation aux enfants de pauvres ? Et laquelle ? Celle qui leur apprendra le sens de la vie civique et le B-A BA qui pourraient les sortir de leur condition, comme de savoir lire, écrire, compter, rédiger des contrats commerciaux. Comment la leur inculquer et quel enseignant s’en chargerait, qui ne serait pas rémunéré ?

 

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La Passion de l'Art

ISBN : 978 - 207-011934-9

165 p. Prix : 22.50 €

 

Publié en 2003 par les éditions Gallimard, ce livre d'entretiens a marqué par la qualité humaine qui s'en dégage. iI a été réimprimé à trois reprises et traduit en Italien et en Allemand. ces entretiens décrivent les relations qu'Ernst Beyeler a noué avec les artistes (Picasso, Giacometti, Tobey, Dubuffet, Tàpies, etc.), les marchands (Castelli, Matisse, Janis, etc.) et ses nombreux clients. Beyeler y raconte avec détails et pudeur, mêlant la plus grande simplicité à la clarté de son regard. Dans le cadre de la nouvelle collection "Témoins d'art", il parasissait indispensable de publier une nouvelle édition de la Passion de l'Art, entièrement revue et corrigée par les auteurs, augmentéer d'un chapitre inédit, et enrichie de nombreuses photographies illustrant la vie de sa galerie à Bâle. 

 
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La Passion de l'Art

Entretiens avec Ersnt Beyeler

Editions Gallimard, 2003

ISBN : 2-07-011770-7

186 pages, 19.90 €

 

Ernst Beyeler est marchand d'art depuis 1945 à Bâle. Bien qu'ayant toujours vécu en marge des grandes places (Paris, New York, Londres), il s'est fait connaître dans le monde entier par la qualité des oeuvres qui ont passé par sa galerie et par les expositions qu'il y organisait. En 1998, il crée la Fondation Beyeler, où il rassemble sa collection, l'une des plus belles qui soient pour l'art du XXème siècle, et plus particulièrement pour l'abstraction (Kandinsky, Klee) et le cubisme (Picasso). De ces conversations avec Christophe Mory ressortent de nombreuses anecdotes relatives au marché de l'art, aux collectionneurs -téomin l'incroyable rencontre avec l'américain David Thompson -et aux artistes (Picasso, Giacometti), mais on y découvre aussi un marchand qui, n'ayant reçu ni formation artistique ni esthétique, raconte sa passion et son histoire à travers les oeuvres d'art.

Ce livre a été traduit en allemand et publié chez Scheidegger & Spiess (Leidenschaftlich für die Kunst) et en Italien chez Skira (La Passione per l'arte).

 
Charles de Foucauld PDF Imprimer Envoyer

 

Charles de Foucauld

Ed. Pygmalion (col. Chemins d'éternité, dirigée par Olivier Germain-Thomas) 

2005. N° ISBN : 2857049714

18.50 €

Charles de Foucauld (1859 – 1916) est une figure idéale d’une Eglise mêlant la fougue du converti, le patriotisme du soldat et la spiritualité du désert.

Homme à femmes, le Vicomte de Foucauld de Pontbriand est un  militaire mal vu de ses supérieurs. Aventurier, il quitte l’armée pour découvrir les territoires interdits du Maroc, déguisé en rabbin. Il en revient pour publier un livre qui lui donne le Prix de Géographie. Sa rencontre avec le vicaire de l’église Saint-Augustin à Paris, l’abbé Huvelin, le convertit à une vie dévote qui se transforme en vocation religieuse pour une vie des plus sévères. Passant de monastères en communautés, de la France à la Syrie, de la Palestine à l’Italie, de l’Ardèche à l’Algérie, il choisit la vie d’ermite dans la pauvreté et le don de soi.

Homme d’excès, il aura multiplié les faciès et les contradictions : prêchant l’amour, il arme son ermitage ; sublimant la tolérance et combattant l’esclavage, il refuse la « racaille » nichée dans les montagnes du Hoggar ; priant la fraternité, il est convaincu de « la supériorité de sa race » (sic). Il semble avoir endossé plusieurs rôles : militaire, géographe, mondain, moine, prêtre, jardinier, ermite. Espion ? Pourquoi pas… Martyr ? La question demeure. Aujourd’hui, Charles de Foucauld ne laisse pas indifférent. L’Eglise a reconnu ses vertus héroïques et réfléchit sur sa canonisation ; l’Histoire rattrape une destinée en accusant une curieuse complicité voire un engagement dans un colonialisme coupable. L’homme a laissé près de dix mille pages écrites chaque jour : diaire, lettres, réflexions, notes de retraite… On y lit ses contradictions. On peut aussi y scruter l’intérieur d’un homme qui se laisse consumer parce qu’il s’offre.  Un nouveau livre sur Charles de Foucauld ne semblait pas nécessaire quand on voit l’énorme production biographique, hagiographique, historique, sur ce personnage et son époque.Le présent ouvrage remet en cause deux points fondamentaux : la vie dissipée et la conversion à Saint-Augustin. Il cherche, dans la description minutieuse de la relation au sacré, à mettre en exergue : les tentations au désert (les mêmes que celles que subit le Christ) et la destinée d’un homme qui, sans le savoir, sans le vouloir, endosse la stature des héros de l’Ancien Testament.  Il s’agit de dresser simplement le portrait d’un homme à travers sa vie et de tenter d’y discerner le projet de Dieu, même s’il diffère ou s’écarte de l’image que veut en donner l’Eglise ou la tradition. Organisé avec des chapitres courts et selon des thèmes génériques qui se succèdent selon la chronologie, ce livre a l’ambition de faire rencontrer un homme, une foi, une culture, c’est-à-dire un regard.  

 

Première phrase : "L'histoire du salut est toujours une histoire personnelle : le particulier y sauve le général"

 
Molière PDF Imprimer Envoyer

 Sur Molière, on a tout dit et l’on ne sait pas grand chose. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu’il a habité ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Les nombreux livres qui lui sont consacrés sont partagés entre les récits anecdotiques plus ou moins imaginés et l’étude critique des trente cinq pièces qu’il a écrites ou signées. La plupart commencent par le récit et s’achèvent par l’étude, pièce par pièce, marquée par la trilogie Tartuffe, Dom Juan, Misanthrope qui constitue le nœud de l’intrigue, pour autant que la vie de Molière fût un drame.

Les réflexions sur la vie de Molière posent toujours les mêmes questions car le personnage laisse bien des mystères : qui a-t-il épousé, sa fille ou la sœur de sa bien-aimée Madeleine Béjart ? Quelles furent les relations avec sa famille et particulièrement avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quelles étaient ses rapports avec Louis XIV, ce roi tout aussi secret et qu’il mettait en scène pour le faire danser ? Tout semble conjectures, interprétations, phantasmes aussi lorsqu’il s’agit de raconter ou de comprendre. Les intuitions ne manquent pas devant une vie silencieuse. Or, Molière est avant tout homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur. Ces trois facettes rejaillissent nécessairement les unes sur les autres. Elles se complètent pour donner la cohérence d’un homme discret qui se faisait tapageur quand se levait le rideau. Effacé à la ville, truculent sur la scène, voilà ce qu’on peut dire. De même sur le papier, son existence est-elle silencieuse et son œuvre éloquente. Tâchons de rapprocher les deux pour aller à la rencontre de ce formidable équilibre de vie tout plein de gaieté qui fit « l’honnête homme » au nom mystérieux : Molière.

 

Première phrase : "Comment devient-on Molière? En naissant Poquelin"

 


 

 
Le Mystère Schubert PDF Imprimer Envoyer

 

Franz Schubert (1797-1828) fait partie des quatre ou cinq compositeurs les plus connus. Sait-on qu'il mourut à trente et un ans sans n'avoir rien ou presque, entendu des neuf cent dix-huit pièces qu'il écrivit ? On connaît sa musique de chambre, ses neuf symphonies, quelques unes de ses sept messes. Mais combien de ses dix-sept opéras ?Pourquoi Schubert s'obstina-t-il malgré l'insuccès ? Malchance ? Maladresse ? Indifférence de l'œuvre elle-même ? Et, paradoxalement, il fut le premier compositeur à vivre exclusivement de son écriture.

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